Valentine’s day !

Cette semaine, la rédactrice en chef du journal me convoqua dans son bureau et me dit avec son air aimable qu’on lui connaît : « Bon, mon loulou, ce mois ci tu me fais une chronique sur la St Valentin ! C’est tout ! »

Sitôt cet entretien terminé, et après que la rédactrice en chef m’eut rappelé pour me demander de lui rapporter un petit café crème très sucré (de chez Starbucks) , je me suis mis au travail . . .

Ceux qui me connaissent savent que je tiens difficilement en place, qui plus est derrière un bureau pendant plusieurs heures. Alors rester assis derrière un bureau sur lequel était posée une feuille qui restait désespérément vierge de tout écriture n’était pas une sinécure. Par ailleurs, je n’avais pas d’exemples concrets sur lesquels m’appuyer (eh oui, on peut être George et célibataire, cet entretien ayant eu lieu avant que je rencontre qui vous savez … mais c’est une autre histoire!)

Ne sachant trop quoi faire, je courus donc me procurer de la « documentation »: Le journal de Bridget Jones, Love Actually, Sex and the City, Le diable s’habille en Prada, 27 robes et surtout, la Bible en 190min : Ce que veulent les femmes. Cette opération afin d’accroître mes connaissances de la logique (!) et du fonctionnement du cerveau féminin et de leur relation avec le sexe fort me coûta près de 200€ ainsi qu’un sourire amusé de la préposée à la vente qui ne me crut sûrement pas lorsque je lui avouai que ces DVD étaient pour mes sœurs. Tandis qu’elle me rendait ma carte bleue, je pris note du fait qu’il me faudrait trouver un autre mensonge pour les soirs de match avec les copains si un de ces disques venaient à traîner quelque part dans l’appartement.

Le soir venu, je pris un de ces précieux objets qui allaient me permettre de sauver ma place au sein de la rédaction et me servis un verre de vodka pure pour me donner du courage. Trois minutes plus tard, et suite au sixième verre de vodka pure, je courus aux toilettes pour vomir. Puis Bridget Jones fit son apparition sur l’écran XXL acheté pour les matchs de NBA. Autant un écran de cette taille était un véritable confort pour les yeux car permettant de mieux distinguer l’action, autant voir apparaître Bridget sur cet écran procurait l’effet inverse. Un septième verre de martini (pour changer d’alcool) plus tard, je pris mon ordinateur « à la pomme » immaculé pour commencer à prendre des notes.

Ainsi, j’ai pu remarquer que les filles sont, d’une manière générale :

  • Obsédées par leur poids même quand elles ne pèsent pas plus lourd que leur sac à main, contenu inclus, soit approximativement une cinquantaine de kilos.

  • Obsédées par la taille 34, voire 32 (30 c’est pour les pré pubères de seize ans)

  • Adorent les potins même concernant les personnes qu’elles ne connaissent pas.

  • Se déplacent toujours en groupe même (et surtout) pour aller aux toilettes.

  • Possèdent pour la douche un gant de toilette pour le visage, un gant de toilette, pour les bras, un gant de toilette pour les jambes, une serviette grande comme deux fois la France et une petite pierre ponce.

  • Possèdent un sens bien à elles de l’orientation (mais seulement les brunes)

  • Trouvent des coïncidences partout même où il n’y en a pas (plus particulièrement chez les blondes)

Le réveil annonçant quatre heures du matin, je me fis un petit café Nespresso (what else ?) pour tenir le coup devant les trois DVD qu’il me restait. Mon cauchemar continua lorsque la rédactrice en chef du journal m’appela pour me demander où j’en étais : « au bord du suicide ! » m’a semblé sur le coup la réponse la plus appropriée…

Le lendemain matin, je sortis pour acheter des ouvrages spécialisés : « La psychologie féminine pour les nuls », « Comprendre les femmes », « Comment oser dire non à une jolie femme ? », « Pourquoi les femmes ont elles toujours mal à la tête quand elles se couchent ? », le numéro hors série de Playboy « Femmes dévoilées » et l’ouvrage culte « Femmes femmes femmes » de Serge lama. Plus que deux jours pour rendre l’article. Intérieurement, je maudissais la rédactrice en chef du journal.

Soudain, la solution à tous mes problèmes arriva. Elle était à la page 53 du livre intitulé « les femmes sont supérieures aux hommes mais elle ne le montrent pas nécessairement », sorte de thèse rédigée par le professeur Grossin de l’université de Miami, ville mondialement réputée pour la beauté intérieure des personnes. Il était inscrit sur cette page « n’oubliez jamais que si certaines sont exceptionnelles, la plupart d’entre vous peuvent simplement le faire croire à leurs maris ». A la suite de cette phrase, j’ai décidé de vérifier par moi même si la plupart des femmes sont simples et « normales ». Par ailleurs, le temps était venu pour moi de sortir de cet appartement où les seules musiques qui passaient depuis trois jours étaient celles de Barry White et où traîner en pyjama sous une couette, une boite de mouchoirs et un pot de glace Häagen Dazs posés sur la table basse était devenue une (mauvaise) habitude. J’ai donc pris une douche, mis un costume et suis sorti pour rejoindre des amis à une soirée.

Selon un grand acteur français, les filles ne veulent pas d’un clown mais d’un mec qui soit mystérieux, qui les emportent, les transportent, les fassent rêver. Je me suis alors assis derrière un piano et commença à jouer, prenant mon air le plus mystérieux possible, plissant les yeux du genre « je ne sais pas ce qu’il m’arrive : j’ai de la musique au bout des doigts ». Quelques instants plus tard, une jolie brune aux yeux verts à tomber par terre s’est approchée du piano. En rentrant tard le soir (ou tôt le matin c’est selon) j’avais enfin mon article en tête. J’ai redonné le côté viril de mon appartement qu’il avait perdu ces derniers jours en rangeant les DVD dans une boîte et mettant de côté les livres achetés pour l’occasion, ne gardant que le magazine Playboy pour son excellent reportage photo intitulé « le berceau de la vie ». J’ai mis en marche la sélection de AC/DC dans la chaine Bang et Olufsen, sélectionna la piste 5 (Rock’n roll train) alluma mon Macbook et, un verre de martini (j’aime bien le martini) non loin de là, commença à rédiger mon article.

Les femmes ne sont ainsi pas aussi compliquées qu’elles veulent nous le faire croire. Ce qu’elles aiment en fait, c’est tout simplement qu’on leur montre combien on tient à elles. Elles veulent s’entendrent dire des choses du genre « avec toi mon amour, la St Valentin c’est tous les jours », ou autres phrases du même genre … Ne niez pas mesdemoiselles, je vous connais par cœur …

J’ai donc emmené la jolie brune rencontrée plus tôt dans la semaine au restaurant pour la St Valentin, le genre de restaurant où le prix n’apparaît que sur le menu du monsieur et où ce dernier peut avoir des sueurs froides quand mademoiselle choisit ses plats tout en se demandant si son supérieur serait prêt à lui accorder une avance pour rembourser cette soirée. Le menu fut fort simple : « pieds de biches faisandées servies sur un lit de pommes de terres glacées au confit de figue et de coings ». La St Valentin étant devenue pour beaucoup une fête commerciale, mieux vaut avoir un gros compte en banque pour combler la femme de ses rêves. Ce ne fut apparemment pas le cas pour moi, la jolie brune, des suites d’une allergie aux coings, m’ayant plaquée pour sortir avec son médecin, un certain Dr Doug Ross, sorte de bellâtre en blouse blanche maniant le stéthoscope à longueur de temps.

Depuis cette date, j’ai acheté le livre « comment réussir sa St Valentin et la rendre heureuse pour les nuls » et ai fini par rencontrer Ombeline, le 29 du même mois en ne mettant absolument pas en pratique ces conseils …

Happy Valentine’s day.

George C. What else ?

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